Mot de passe oublié ?
 

L’abbé Franz Stock « ce n’est pas un nom – c’est un programme ! » Mgr Roncalli, Nonce Apostolique en France et futur Pape Jean XXIII, avait employé ces mots le 28 février 1948 lors de la bénédiction de sa dépouille mortelle. En juillet 1962, il répétera cette phrase devant un groupe international de pèlerins : « …le prêtre Franz Stock – Nous le disions le jour de son inhumation lors de l’absoute après la messe de Requiem – ce n’est pas seulement un nom, c’est un programme.

 

Le Cercle du Sillon rejoint l’Institut Marc Sangnier

 

En octobre 2004 était créée l'association le Cercle du Sillon. Notre projet était alors d’offrir à un large public une plate-forme de communication, de recherches, et de formation destinée à promouvoir les valeurs de la démocratie, de l'Europe sociale et de la solidarité internationale dans l'esprit républicain et novateur du Sillon de Marc Sangnier.  

 

Pendant ces quatre ans, nous nous sommes réunis à plusieurs reprises, pour des débats autour d'invités ou à l’occasion d’événements plus importants. Il y a eu de nombreux moments chaleureux, des rencontres passionnantes, et je crois qu'en cela notre association a rempli sa mission.  

 

Dès l'origine, et tout au long de ces années de fonctionnement, le Cercle du Sillon a été très lié à l'Institut Marc Sangnier. Lié par une même préoccupation d'interroger le monde actuel et les difficultés qu’il traverse en étant orientés par l'esprit du Sillon et l’engagement de son fondateur pour la paix, l’Europe et la justice sociale. 

 

Cependant, notre association s'essouffle. La plupart des membres sont professionnellement très occupés, participent à d'autres rencontres associatives, sont engagés ailleurs. L'Institut Marc Sangnier, pour sa part, s'ouvre de plus en plus au monde extérieur. Il poursuit, bien sûr ses activités de recherche historique et de mise en valeur des archives qui y sont déposées, mais il sait aussi se faire partenaire d'associations qui sont en prise directe avec le monde actuel. Aussi, il nous a semblé judicieux de réunir les activités de l'Institut Marc Sangnier et celles du Cercle du Sillon.

 

A l’issue de notre Assemblée générale du 26 novembre dernier où cette résolution a été votée à l’unanimité, le Cercle du Sillon cesse donc d'exister en tant qu'association indépendante. Il devient un groupe actif, interne à l’Institut Marc Sangnier et c’est dorénavant dans ce cadre qu’il poursuivra ses activités de rencontres et d’échanges avec tous ceux, personnes individuelles ou associations, qui d’une manière active, engagée et inventive contribuent à soutenir la démocratie, la paix et la justice sociale. 

 

Avant sa fermeture définitive, le site du cercle du Sillon restera consultable durant quelques semaines pour ceux qui voudraient avoir accès aux textes qui s’y trouvent. Par la suite, vous trouverez les annonces de nos soirées sur le site : http://www.marc-sangnier.com

 

 

Paris,

4 décembre 2008

Anicette Sangnier, présidente

 

 
Une guerre payée par l'emprunt
 

La guerre officiellement représente un coût d'environ 3 à 400 milliards de dollars. Mais le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz, après une enquête approfondie qui tient compte des pensions d'invalidité à payer pendant quarante ans, la chiffre à au moins 3.000 milliards.

 

D'une part, cela obère le budget américain, et handicapera la politique du futur président, quel qu'il soit ; d'autre part, ce ne sont pas les impôts, mais l'emprunt qui paie la facture. Il y a donc la subprime de l'immobilier et il y a aussi la subprime de la guerre. En fait, elles se confondent...

 

Patrick FROMILLON

 
La guerre, avant et pendant la crise

 

Certes, la crise financière actuelle ne devrait pas entrainer de nouvelle guerre. Mais je crois qu'on peut affirmer que cette crise, qui nous est importée des États-Unis et se manifeste par des désordres financiers et monétaires d'une ampleur sans précédent, a, parmi ses premières explications, à mon sens la première, la guerre menée par les États-Unis en Irak depuis mars 2003.

 

Cette guerre avait été lancée sous des prétextes mensongers - armes de destructions massives, liens avec Al-Qaïda - et a été dénoncée avec vigueur par de grands pays comme la France, l'Allemagne, mais aussi le secrétaire général de l'ONU.

 

Cette guerre a tué de 100.000 à 1,2 millions de personnes, selon les sources, elle a détruit les infrastructures d'un pays, a suscité une guerre civile entre communautés, jetant dans l'exode, soit à l'extérieur, soit à l'intérieur du pays, 4 millions de personnes. Parmi eux, des milliers de chaldéens, dont certains ont de la famille dans le Val d'Oise, notamment à Sarcelles.

 

Mais cette guerre, quinze mois après le scandale financier d'Enron - société de courtage en énergie, septième entreprise américaine, de 67 milliards de dollars de capitalisation boursière qui s'est effondrée, provoquant 20.000 licenciements - a eu, a toujours un coût exorbitant, et a mis à mal l'économie américaine.

 

Jean-Michel CADIOT

 
Une crise pétrolière très grave

 

La guerre d'Irak a aussi créé un choc pétrolier. Début 2003, le baril valait 25 dollars. Il y a quelques mois, il frôlait les 150, et il est redescendu de moitié, son prix demeure très élevé.

 

L'Irak, qui recèle les deuxièmes réserves mondiales, a certes repris sa production, mais loin de son niveau d'avant-guerre, et il va falloir augmenter sa production de manière exponentielle. Un "pic pétrolier" est attendu pour 2020, et si l'Irak n'est pas alors en sécurité, et en mesure de fournir des pays comme l'Inde ou la Chine, une nouvelle crise financière est presque certaine.

 
Après la guerre d'octobre 1973, il y a eu le premier "choc pétrolier". Les États-Unis ont connu la récession, tout comme de nombreux pays.


Or, pour échapper à la récession, qui malheureusement s'installe à nouveau, la réserve fédérale américaine a maintenu des taux d'intérêts très bas, et a favorisé l'emprunt. Nous savons ce qu'il en est advenu, combien de familles ont été ruinées, aux États-Unis, mais aussi ailleurs, y compris en Europe.



Quant aux pays pauvres, ce sont eux qui souffriront le plus, car leur système bancaire est aussi très malade, et nombre de projets de développement ont dû être abandonnés. En revanche - et je mettrais là une nuance avec les orateurs de la Mutualité - tous les pays ne sont pas pareillement atteints. La Chine a toujours une croissance à deux chiffres ou presque, l'Inde et la Russie pourraient mieux s'en sortir que prévu. C'est d'abord une crise du capitalisme occidental.

 

Économies ruinées et guerres vont hélas toujours de pair. Pour en finir avec la crise, une des conditions est de mettre fin à la guerre d'Irak.

 

Jean-Michel CADIOT

 
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