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Certes, la crise financière actuelle ne devrait pas entrainer de nouvelle guerre. Mais je crois qu'on peut affirmer que cette crise, qui nous est importée des États-Unis et se manifeste par des désordres financiers et monétaires d'une ampleur sans précédent, a, parmi ses premières explications, à mon sens la première, la guerre menée par les États-Unis en Irak depuis mars 2003. Cette guerre avait été lancée sous des prétextes mensongers - armes de destructions massives, liens avec Al-Qaïda - et a été dénoncée avec vigueur par de grands pays comme la France, l'Allemagne, mais aussi le secrétaire général de l'ONU. Cette guerre a tué de 100.000 à 1,2 millions de personnes, selon les sources, elle a détruit les infrastructures d'un pays, a suscité une guerre civile entre communautés, jetant dans l'exode, soit à l'extérieur, soit à l'intérieur du pays, 4 millions de personnes. Parmi eux, des milliers de chaldéens, dont certains ont de la famille dans le Val d'Oise, notamment à Sarcelles. Mais cette guerre, quinze mois après le scandale financier d'Enron - société de courtage en énergie, septième entreprise américaine, de 67 milliards de dollars de capitalisation boursière qui s'est effondrée, provoquant 20.000 licenciements - a eu, a toujours un coût exorbitant, et a mis à mal l'économie américaine. Jean-Michel CADIOT
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