Ce qu’est le Cercle du Sillon Le cercle du sillon est une association loi 1901, elle a été créée en octobre 2004. L’association se veut une plate-forme de communication, de recherches, de débats et de formation destinée à promouvoir les valeurs de la démocratie, de l’Europe sociale et de la solidarité internationale dans l’esprit républicain et novateur du Sillon de Marc Sangnier. Ce cercle s’adresse à un large public et plus spécifiquement aux jeunes. Le bureau de l’association est composé de : Anicette Sangnier, présidente ; Jean-Michel Cadiot, secrétaire, Stefan Gigacz et Corinne Valasik, vice-présidents, Eric Lepeix, trésorier, Heidi Djebnoun et Ghislain de Place.
Les Coordonnées du cercle du Sillon 38 boulevard Raspail Paris 7e Tél. : 33 1 45 48 97 14 Informations et contact :
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Rencontres et projets
Des rencontres mensuelles ont lieu au siège de l’association. Les rencontres ouvertes au public prévues pour 2005 seront annoncées sur notre site. Un compte-rendu en sera ensuite diffusé sur ce même support. Vous trouverez sur ce site des éléments permettant de participer au débat ainsi que des interventions d’acteurs engagés dans l’esprit qui nous oriente.
Un grand projet a eu lieu : - le 23 Septembre 2006, CAMP DE LA PAIX 2006, une journée de réflexions et d’engagement en faveur de la démocratie et de la paix qui fera appel à la jeunesse du monde. Historique du cercle du sillon
Le cercle du sillon est né de la rencontre en 2003 de quelques uns qui ont souhaité un lieu où prendre position et s’engager (par des rencontres, des interventions, des écrits, des prises de positions, des informations…) quand aux grandes questions qui inquiètent le monde et notre société. Depuis lors, les rencontres ont été mensuelles. Nous avons reçu des invités qui nous ont éclairé sur des points des débats actuels.
Citons, pour mémoire : En janvier 2004, était abordée la question "Démocratie et laïcité " ; le sociologue protestant Jean Baubérot nous disait dans quel esprit il avait travaillé au sein de la Commission Stasi sur la laïcité. Seul à n'avoir pas voté le texte final, il regrettait que le gouvernement n'ait retenu qu'une disposition : l'interdiction pour les filles de porter le foulard à l'école. En mars 2004, Pierre Pierrard, historien catholique, évoquait les relations entre chrétiens et juifs. Il expliquait les progrès dans les relations judéo-chrétiennes depuis l'action de Jules Isaac après la guerre, et évoquait l'apport de prêtres comme Roger Braun et François Delpech, pour tenter d'extirper tout antisémitisme dans l'Eglise, cet antisémitisme qui s'était manifesté pendant l'affaire Dreyfus. "Jésus est né juif, a vécu et enseigné comme juif", rappelait il. En février 2004, Corinne Valasik, sociologue, nous a parlé de la figure de "l’intellectuel catho-lique", son émergence, sa place et son évolution, à partir de son travail de thèse. En mai 2004, Christian Renoux, historien, président du mouvement international de la réconciliation, mouvement chargé de la "décennie de la culture de la paix " pour l’UNESCO, nous exposait l'action de son mouvement, très ancien, contre les guerres coloniales, les dictatures, les tortures et les guerres préventives, ainsi que pour l'objection de conscience. Les thèmes abordés ont été variés, mais toujours très actuels. Citons encore, nos dernières rencontres : En décembre 2004 "Colombie, actualité d’une guerre oubliée" ; en janvier, un témoignage, après les ravages du Tsunami, de la situation dans les régions touchées et de ce qui était fait au niveau local, nous a permis de réfléchir à la manière dont le Cercle du Sillon pouvait s’associer, dans la durée, à de telles actions ; en février, une rencontre sur "les chrétiens d'Irak", avec des représentants de cette communauté. Et, pour l'année 2003 : En novembre, Roger M’Bongo, prêtre congolais, évoquait le regard d’Emmanuel Mounier et du jeune Marc Sangnier sur l’Afrique. En décembre, Brian O’Reilly, membre du mouvement des "catholics workers " à Dublin a présenté les actions de ce mouvement à travers le monde (le mouvement des catholics workers a été fondé un ancien silloniste, Peter Maurin) et ses engagement concrets pour la cause de la liberté et de la paix (il a rappelé notamment la perturbation de transports de troupes et de matériel de guerre à destination de Bagdad, qui lui a valu la prison). Outre ces rencontres et débats fructueux, l’évènement important, et véritable acte de naissance de l'association, a été, le voyage en Irak de février 2003 : En janvier 2003, à la suite d'une réunion boulevard Raspail, Jean-Michel Cadiot proposait à Pierre Whalon, évêque épiscopalien (anglicans américains) pour l'Europe, un voyage de paix en Irak. Une invitation fut alors adressée par Mgr Emmanuel Delly, alors vicaire patriarcal chaldéen à Mgr Ricard, président de la Conférence épiscopale, à M. de Clermont, président de la fédération protestante de France, à Mgr Emmanuel, président de l'assemblée des évêques orthodoxes et à Mgr Whalon.
Pour diverses raisons, seul Mgr Whalon fera le voyage de Bagdad, du 19 au 23 févier avec Jean- Michel Cadiot, et un ami chrétien irakien, Yako Elish, qui l'a remarquablement organisé. Des rencontres ont eu lieu avec Mgr Delly, alors vicaire patriarcal, aujourd'hui patriarche des chaldéens - communauté liée à Rome qui compte 800.000 fidèles -, mais aussi avec les responsables religieux arméniens, assyriens, syro-catholiques et syro orthodoxes, et l'archevêque latin. Une célébration oecuménique s'est déroulée à l'église protestante, ainsi qu'une émouvante visite à l'église anglicane, alors presque à l'état d'abandon. Une visite a eu lieu à l'hôpital catholique Saint-Raphaël, avec lequel le contact et les aides sont maintenus. Des dialogues ont eu lieu avec des dignitaires musulmans - notamment dans le sanctuaire chiite de Khazimain -, et des Mandéens (disciples de Jean-Baptiste). Cette visite, qui coïncidait presque avec celle du cardinal Etchegarray, a eu un très fort impact en Irak, Mgr Whalon exprimant sa confiance en une paix future, et craignant, ce qui s'est confirmé dans les faits, qu'une guerre, facilement victorieuse pour les Etats-Unis sur le plan militaire, ne créée beaucoup de chaos, de destructions, et n'engendre un communautarisme dont souffriraient gravement les chrétiens. Anicette SANGNIER |